(COVID-19) Belgique : La baisse du nombre d’hospitalisations continue

La baisse du nombre d’hospitalisations continue, mais avec un taux de mortalité élevé

Publié par Ghislain Zobiyo le

BRUXELLES, 19 avril (BIPMedia)

La baisse du nombre d’hospitalisations de patients atteints de COVID-19 s’est poursuivie samedi 18 avril, mais toujours avec un taux de mortalité élevé en Belgique, comparé à la moyenne mondiale, selon le rapport de l’institut de santé publique Sciensano publié dimanche 19 avril.

On dénombre 265 patients de COVID-19 hospitalisés au cours des dernières 24, soit 38 personnes en moins comparé au jour précédent. Dans le même temps, 409 personnes guéries ont quitté l’hôpital.

1313 nouveaux cas de contamination de COVID-19 ont été confirmés ces dernières 24h. Ce qui porte à 38496, le nombre total de cas de COVID-19 depuis le début de l’épidémie.

Selon ce rapport épidémiologique de l’institut Sciensano, 230 nouveaux décès ont été enregistrés ces dernières 24h. Ce qui porte à 5683 le nombre de décès total en Belgique depuis le début de l’épidémie.

Parmi les 5683 décès de COVID-19, 2655 sont survenus à l’hôpital et 2926 en maisons de repos. Parmi ces 2926, seuls 119 (soit 4%) ont été confirmés et 2807 décès suspectés COVID-19 (soit 96%).

Comparé au taux de mortalité de COVID-19 dans d’autres pays, celui de la Belgique semble l’un des plus élevé au monde.

Cette surmortalité s’explique par la propagation rapide du virus, due à la forte densité de la population belge. Celle-ci compte 374 habitants par kilomètre carré, contre 105 en France, ou même 232 en Allemagne, deux pays voisins pourtant plus peuplés que la Belgique.

Une deuxième explication de cette surmortalité réside dans la pénurie criarde de masques de protection du personnel soignant, au début de l’épidémie, à l’hôpital et en maisons de repos.

A cette pénurie de masques s’est associé le déficit de dépistage, surtout pour les personnes âgées à risque des maisons de repos et autres établissements pour personnes âgées.

Le système de comptage de décès a porté un préjudice au nombre de décès total en Belgique.

La plupart des patients décédés en maisons de repos, n’ont pas été où ont été très peu ou pas dépistés. Ce qui explique aussi les erreurs de comptage et le nombre élevé de décès avec COVID-19 en Belgique. G.Z

En Belgique, explique la ministre de la santé Maggie De Block, « on compte les décès pas seulement dans les hôpitaux mais aussi dans les maisons de repos, même s’il n’ya pas de test, mais une suspicion ».

Lors de la conférence de presse du 15 avril, la première ministre belge Sophie Wilmès avait fait remarquer que, le testing à grande échelle des résidents et personnel des maisons de repos, va permettre d’apporter un éclairage plus précis sur le nombre de décès dans les maisons de repos . Ainsi, dit-elle, « si la Belgique a fait le choix de la plus grande transparence dans la communication des décès liés au COVID-19, il semble toutefois que certains rapports soient surévalués ».