Sommet européen : le Brexit à l’ordre du jour

les dirigeants européens déterminés de parvenir à un accord sur le Brexit mais pas à n’importe quel prix

Publié par Ghislain Zobiyo le

BRUXELLES, 17 octobre (BIPMedia)
Par Ghislain Zobiyo, Journaliste
Mise en ligne le 17/10/2020 à 16:41

« Nous sommes unis et déterminés de parvenir à un accord avec le Royaume-Uni, mais à n’importe quel prix », a déclaré le Président du Conseil de l’Union européenne, Charles Michel lors de la conférence de presse tenue jeudi à Bruxelles.

Les 27 dirigeants de l’UE ont débattu sur la question fondamentale des relations futures entre l’UE et le Royaume-Uni, au cours de ce premier jour du sommet européen, à côte de bien d’autres sujets, le COVID-19 à titre d’exemple.

A deux mois et 14 jours de la fin de la période de transition du Brexit prévue le 31 décembre 2020, un accord sur les relations futures entre l’UE et le Royaume-Uni semble loin du compte.

Dans le cadre des négociations sur le Brexit, l’UE s’est montré mobilisée, pour permettre à ce qu’un accord soit possible avec le Royaume-Uni.

« Plusieurs sujets ont fait l’objet de bon et d’un vrai progrès et sur lesquels, nous voyons d’avantage une perspective d’accord », a rassuré Michel Barnier, le négociateur en chef du Brexit pour l’UE.

M. Barnier a cependant insisté sur le fait qu’il y a un certain nombre de sujets pour lesquels il reste non pas seulement des points d’interrogation, mais aussi des points de divergence, et 3 sujets sur lesquels l’écart est trop grand pour une perspective d’un accord. Tel est le cas pour le level playing field (des conditions de concurrence équitables), la gouvernance et le cas du dossier de la pêche.

« Nous devons modifier cette perspective pour aller vers un accord et pour cela il faut progresser », a insisté M. Barnier.

Le Président du Conseil de l’UE s’est dit préoccupé par l’absence de progrès à la table des négociations. Il a appelé le Royaume-Uni à prendre les mesures nécessaires.

Selon M. Michel, les conditions de concurrence équitables sont essentielles car il s’agit d’abord d’une concurrence loyale." Si le Royaume-Uni produit des voitures, comment pouvons-nous imaginer qu’il puisse accéder à notre marché sans tarif et sans cotas ? Cela pourrait être injuste", dit-il.

« Nous continuerons à défendre les principes qui sont importants à nos yeux à savoir : « des conditions de concurrence équitables, la question de la gouvernance de l’accord mais également la question de la pêche », a rappelé M. Michel.

« Nous sommes absolument déterminés à conclure un accord équitable avec le Royaume-Uni et nous ferons tout ce que nous pouvons mais pas à n’importe quel prix », a renchéri M. Barnier.

M. Barnier a proposé un agenda de négociations intense à ses homologues britanniques pour les deux semaines à venir, pour atteindre vers la fin du mois d’octobre dit-il, l’accord que les dirigeants européens souhaitent pas à n’importe quel prix.