UFA/ Prix de l’action féminine 2016

Des femmes africaines qui se battent pour l’Afrique récompensées à Bruxelles

Publié par Ghislain Zobiyo le

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Encourager et remercier les femmes africaines qui se battent depuis l’Europe pour promouvoir le bien-être, l’accès à l’éducation, la tolérance religieuse par l’éducation, le respect des droits humains, tels sont les l’objectifs poursuivis par l’UFA (Union des femmes africaines) en rassemblant ce 02 novembre 2016 au Sheraton Hôtel de Bruxelles en Belgique, des personnalités issues d’horizons divers afin de décerner ses prix annuels pour celles qui se battent pour un meilleur devenir du continent.

Contrairement aux années précédentes, l’attractivité de cette édition fut la présence de la première dame du Niger Dr Lalla Malika Issoufou Mohamadou, reconnue pour être un véritable mécène dans son pays et prise à juste titre comme marraine de la cérémonie.
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La présidente de l’UFA Regina Mukondola lors de l’ouverture de la cérémonie, a salué la présence de Dr Lalla Issoufou Mohamadou et précisé le combat que mènent les femmes partout sur le continent. Elle reconnaît que beaucoup reste à faire pour venir en aide aux femmes restées dans les contrées reculées où tout manque cruellement notamment les écoles et l’accès à l’éducation, l’eau potable, les centres de santé, l’électricité, bref l’essentiel des besoins vitaux. Elle a exhorté toutes les femmes à être des femmes de combat afin d’assumer leur leadership en Afrique.

Après une présentation du parcours remarquable de Dr Lalla Malika Issoufou Mohamadou, par la vice-présidente de l’UFA Cécile Kabale, une première dame qui sillonne au quotidien le Niger, pour apporter assistance à ses concitoyens dans l’accès à l’eau potable, assistance aux soins de santé, érection d’établissement scolaire par-ci par-là, l’apport des vivres là où le besoin se fait sentir, la lauréate a ensuite reçu le « Prix spécial » des mains de la Présidente du parlement francophone bruxellois Madame Julie de Groote. JPEG

Cette propension à aller vers l’autre est une qualité que la première dame s’est cultivée depuis les amphis universitaires à Paris où elle avait couronné ses études par un doctorat en médecine tropicale. C’est tout dire.

Outre la première dame du Niger, cinq autres récipiendaires ont été honorées :
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L’ancienne Ministre italienne de l’intégration et de l’égalité et actuelle député européenne Madame Cécile Kashetu KYENGE, originaire de la République démocratique du Congo a reçu le trophée d’Honneur de l’action féminine pour sa combativité et son engagement en politique.

Kadja NIN, la star burundaise qui a laissé sa brillante carrière de chanteuse pour se consacrer à l’humanitaire au Mali s’est vue décerner le Prix de l’action féminine pour son Parcours et ses Oeuvres sociales et humanitaires (Prix réceptionné par Rebeca Ntunguka)

Le Prix de l’action féminine Paix et Religion en Afrique est revenu à la Nigériane Jeanne URA. Très impliquée dans la lutte contre l’intolérance religieuse, elle s’est fait remarquer lors du kidnapping des collégiennes nigérianes par la secte islamiste Boko Haram dans son pays.

Sillonnant son Cameroun natal à bord de sa voiture remplie de matériels scolaires afin de permettre aux enfants démunis des contrées les plus reculées, de s’instruire, Germaine MONE a été récompensée du Prix de l’action féminine pour l’Education et l’Humanitaire.


Enfin très téméraire et recevant dans son atelier des citoyens de diverses nationalités qui passent commande de vêtements grâce à son talent, la Béninoise Ida ALLIDEE s’est octroyée le Prix de l’action féminine pour l’Entrepreneuriat et l’Humanitaire.

Plusieurs personnalités dont l’échevine de la commune de Saint-Josse Mme Béatrice MEULEMANS, l’Ambassadrice de la Zambie en Belgique Son Excellence Grace Mutale KABWE, l’ambassadeur du Rwanda en Belgique Son Excellence Olivier NDUHUNGIREHE et son épouse, Moise ESSOH président du Think Thank MOJA spécialisé dans les défenses des causes des diasporas africaines à Bruxelles, et bien d’autres personnalités, ont rehaussé de leur présence cette cérémonie entrecoupée d’intermèdes musicaux et de démonstration de danse dont particulièrement celle du Niger et du Rwanda.

Anani Sossou pour BIP MEDIA