Opération "Sauver la Guinée-Bissau"

1 milliard de dollars US pour le "Plan Stratégique 2015-2025"

Publié par Ghislain Zobiyo le

La « table ronde » qui a réuni José Mario Vaz, président de la Guinée-Bissau, Macky Sall, président du Sénégal et plusieurs pays donateurs autour du « Plan Stratégique 2015-2025 », pour la construction d’une nouvelle Guinée-Bissau, s’est clôturée sur un satisfecit général. Abritée le 25 mars 2015 au centre de conférences Albert Borchette à Bruxelles, la conférence internationale,« table ronde » de la Guinée-bissau, a permis a Geraldo Martins, ministre de l’Economie et des Finances de la République de Guinée-Bissau de présenter et de déployer le programme du gouvernement et de la nation Bissau-Guinéenne.

Ce plan dénommé « Plan Stratégique 2015-2025 », vise à remettre le pays sur les rails du développement politique, économique et social. « C’est une nouvelle étape d’espoir mais aussi de confiance dans le pays. Les Bissau-Guinéens veulent définitivement rompre ainsi avec le cercle vicieux de l’instabilité et du sous-développement et enclencher un cercle vertueux de développement de paix et de sécurité « , a martelé le ministre. C’est donc un véritable plaidoyer auprès de la communauté internationale, pour un soutien et un accompagnement du programme de redressement d’un peuple résolument tourné vers le futur. Ce plan stratégique est scindé en deux étapes.

La première période qui est aussi la première étape de ce plan est appelé Plan Stratégique Opérationnel « Terra Ranka », ou nouveau départ. Elle concerne la période 2015-2020. Celle-ci sera consacrée à bâtir les fondements. Parmi eux, la paix et la réconciliation, socle vers l’établissement du cercle vertueux. La réforme de l’armée, des forces de sécurité, de la justice, de la gestion des finances publiques et l’environnement des Affaires, seront nécessaires pour libérer les moteurs de croissance. La 2ème période du plan, baptisée « Vision 2025 » se situe entre 2020-2025. Elle est réservée à la construction d’une économie compétitive, d’une société juste et respectueuse de la biodiversité.

Pour y arriver, la Guinée-Bissau a défini 5 des axes prioritaires : 1. la bonne gouvernance, 2. les infrastructures, 3. le développement urbain, 4. le développement humain, à savoir l’éducation, l’emploi, la santé, la protection sociale, la culture et la jeunesse et le sport, 5. l’agriculture et l’agro-industrie. « Nous voulons construire la maison Guinée-Bissau, pour qu’en 2025, le soleil puisse briller pour tout le monde », a ajouté le ministre.

L’exécution de ce plan stratégique se fera sous forme de plans annuels d’investissement. Pour 2015, 9 projets et 9 programmes devraient être mis en place pour enclencher ce processus. A titres d’exemples et dans l’urgence sociale, il y aura un fonds de pension, la réforme de l’armée la réinsertion des combattants, l’accès à l’eau potable. Ce plan prévoit également de mettre en place un dispositif de pilotage institutionnel au niveau du gouvernement. Celui-ci sera présidé par le premier ministre. Ce dispositif sera également mis en place au niveau de tous les ministères.

Ce plan stratégique 2015-2025 a largement été approuvé par l’ensemble des bailleurs de fonds de la Guinée-Bissau. Ils ont reconnu à travers ce plan, la volonté de l’Etat à renouer avec la stabilité politique et l’ordre constitutionnel, mais surtout, une volonté de bâtir une cité de paix pour un mieux vivre de tous. Ils ont apporté une aide conséquente à la Guinée-Bissau, soit pour le plan stratégique, soit en spécifiant l’aide : lutte contre la criminalité, le trafic de drogue, l’amélioration de la cohésion sociale, l’annulation de 84% de la dette, la modernisation de l’administration, le renforcement de la stabilité de l’Etat, …
Le montant total de l’enveloppe d’aide s’élève à 1 milliard de dollars $ : Union Européenne (160 millions d’Euros), la Banque mondiale (250 millions de dollars $), la Banque Africaine de Développement (78 milliards de francs cefa pour la période 2015-2019 et 110 milliards à l’horizon 2020), Brésil (1 million de dollars), la Banque Ouest Africaine de Développement (200 milliards de francs cefa), la Chine (10 millions d’Euros), Nations Unies (10 millions de dollars $).

Organisée par la Guinée-Bissau sous l’égide de l’Union européenne, du FMI, de la Banque mondiale et des Nations unies, cette « table ronde avait un intérêt majeur, celui de fournir au gouvernement Bissau-Guinéen, les ressources nécessaires pour consolider les acquis de stabilité de l’Etat et de permettre à celui-ci de renouer avec la croissance économique et d’améliorer les conditions de vie de ses populations. Ghislain. Zobiyo