UE/OMS : Un sommet dédié à la vaccination à Bruxelles

Les avancées et défis de la vaccination étaient au coeur des enjeux

Publié par Ghislain Zobiyo le

Bruxelles, le 14 septembre (BIPMedia) — « C’est grâce à la vaccination que nous avons pu éliminer la variole il y a très longtemps », a déclaré Mr Jean Claude Juncker, Président de la Commission européenne, lors du sommet mondial de la vaccination du 12 septembre à Bruxelles.
La résurgence de nouveaux cas de maladies montre cependant que le combat est loin d’être gagné.

Lors de ce sommet les différents interlocuteurs ont présenté les progrès de la science et de la médecine. Ce qui a permis d’éradiquer certaines maladies, telles que la variole, la diphtérie ou encore le tétanos.

Grace aux programmes de vaccination de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), 116 millions d’enfants sont protégés chaqu’année contre les maladies évitables, a indiqué Dr Tedros Adhanom, directeur général de l’OMS.

L’appui de l’Union européenne depuis 2003 a permis à l’Alliance Mondiale pour la Vaccination, de vacciner plus de 700 millions d’enfants dans le monde et de sauver plus de 10 millions de vie dans 77 pays les plus pauvres du monde.

Cependant, fort est de constater que chaque minute, chaque jour, un enfant meurt dans le monde à cause de l’inaccessibilité aux soins de santé, a rappelé Mme Henrietta Fore, directeur exécutif du Fonds des Nations Unies pour l’enfance.

D’autres raisons s’ajoutent à ce sombre tableau. C’est le cas du scepticisme des personnes vis à vis des vaccins ou même les campagnes de désinformation sur l’efficacité des vaccins. Les conséquences de cette situation sont dramatiques.

A l’échelle mondiale, il a été signalé 3 fois plus de cas de rougeole dans le premier semestre de l’année 2019. En Europe, le nombre de décès liés à la rougeole a été multiplié par 6 entre 2016 et 2018. Ces cas concernent principalement les populations non vaccinées.

Pour venir à bout de ces maladies évitables, Mr Vytenis Andriukaitis, Commissaire européen chargé de la Santé et de la Sécurité alimentaire a appelé à l’action conjointe, déclinée par l’engagement politique, l’innovation vaccinale, les partenariats entre différents acteurs et les investissements.

Dr Tedros a appelé la communauté internationale à concentrer les efforts sur les pays peuplés non couverts par la vaccination. « Un million d’enfants sont coupés des services de vaccination actuellement », a-t-il rappelé.

« Pour éviter d’autres foyers de polio et de rougeole, Dr Tedros a préconisé d’atteindre les taux de vaccination supérieur à 95% dans chaque pays. Il faut pour cela de l’investissement de 7,4 milliards $, pour permettre au fond d’action Gavi d’atteindre son objectif de vacciner 300.000 enfants d’ici 2025.

L’innovation vaccinale a permis de mettre au point à ce jour, un nouveau vaccin contre la maladie à virus Ebola, dont le rôle est essentiel contre les foyers actuels en République Démocratique du Congo. Il en est de même du premier vaccin contre le paludisme. Celui-ci fait l’objet de projet pilote dans 3 pays africains, a-t-on appris.

Le vaccin contre la tuberculose semble prometteur. Les chercheurs aux 4 coins de la planète poursuivent leur travail pour aboutir à un vaccin contre la SIDA et HIV.

Lutter contre les maladies pour lesquelles il n’existe pas encore de vaccin grâce à la recherche, à la lutte contre la complaisance, la stagnation dans les programmes de vaccination, tel est le principal enjeu de la santé publique. L’OMS a ainsi défini un agenda vaccination avec un objectif : vacciner plus de 300.000 enfants d’ici 2025. Ghislain Zobiyo

Crédits photos : UE