La relance économique, la souveraineté et l’appartenance, …., seront au cœur de l’agenda de la présidence française de l’Union européenne

Publié par Ghislain Zobiyo le

Par Ghislain Zobiyo

BRUXELLES, le 26 Déc. (BIPMedia)

La France s’apprête à exercer la présidence du Conseil de l’Union européenne prévue au premier semestre de l’année 2022, soit du 1er janvier au 60 juin. Ça sera un moment historique pour la France qui assure pour la 4ème fois la présidence de l’UE et qui ambitionne de porter haut, les grands chantiers et priorités de l’Union.

Face au contexte sanitaire de la Covid-19 et ses variants qui continuent de se propager dans les États membres de l’UE et le reste du monde, la France poursuivra la coordination de la vaccination, le Pass sanitaire dans l’UE et le suivi de la solidarité internationale des vaccins.

Après avoir adopté en 2020 un budget de 2.018 milliards € pour la relance économique des États membres, la présidence française va faire avancer les mécanismes de relance mis en place par la Commission européenne.

Cette relance est un « réarmement économique de l’UE nécessaire », au regard des conséquences économiques néfastes causées par la pandémie, a déclaré mercredi, Philippe Léglise-Costa, Représentant permanent de la France auprès de l’UE.

Dans l’agenda de la présidence française de l’UE, la croissance sera une des priorités. La France compte mener plusieurs fronts (sur une décennie jusque 2030), notamment, soutenir l’investissement et la coordination en matière de recherche, d’innovation, de technologie, mais aussi mettre des moyens en matière d’énergie, de santé, mais aussi en matière agricole et alimentaire.

La présidence française veillera à la réduction des émissions de gaz à effet de serre jusqu’à - 55 % dans les États membres. Le programme « Fit for 55 », qui est un enjeu d’investissement, un enjeu industriel et technologique et de décarbonisation de l’économie sera également à l’honneur.

L’agenda législatif de la présidence française s’annonce exigeant, avec plus de 250 propositions de textes législatifs à traiter dès le premier jour. La France va instruire au Conseil, la révision du code Schengen et la réforme de Europol, pour une meilleure coopération et un renforcement de la protection des frontières externes.

La présidence française de l’UE mettra en place des moyens de prévention et des mesures d’urgence des migrations irrégulières et de retour. Ce qui suppose une meilleure coopération avec les pays d’origine et les pays de transit des migrants. Elle fera avancer le dossier sur l’immigration légale dans le respect du droit d’asile.

Il sera question aussi de renforcer les moyens de solidarité de l’UE, et de revoir la manière dont Frontex (Agence européenne pour la gestion de la coopération opérationnelle aux frontières extérieures) est capable d’agir, dans une UE souveraine.

En matière de défense, la présidence française poursuivra l’enjeu de souveraineté de l’UE en complémentarité avec l’OTAN.

Face aux menaces diverses notamment, les espaces contestés, le cyber, le spatial, le maritime, l’hybride, la France mettra en œuvre une stratégie pour doter l’UE des industrie militaires, et des capacités à pouvoir se défendre. Ce qui implique d’investir dans la coopération avec les États-Unis avec l’OTAN, mais aussi avec l’Afrique avec l’Indopacifique », a expliqué Mr. Léglise-Costa.

En matière de politique étrangère, la présidence française de l’UE planchera sur le renouvellement des relations entre l’UE et les pays africains pour en faire une vraie alliance fondée sur un pacte, un équilibre et un espace de prospérité partagée. « Nous avons le sommet avec l’Afrique, avec beaucoup d’ambition pour renouveler l’approche de nos relations avec les pays africains », a fait savoir Mr Léglise-Costa. Cette approche vise à en faire une vrai alliance avec les pays d’Afrique fondée sur un pacte, un équilibre entre un espace de prospérité partagée, et des moyens très importants que les Européens peuvent fournir pour investir, créer de l’activité en Afrique redonner de la souveraineté industrielle et agricole à ces pays avec une gouvernance commune, une architecture de paix et de sécurité pour gérer nos défis communs, et un pacte en matière de mobilité, en matière de migration. Il y a une ambition de renouveler l’approche culturelle aussi, pour avoir un partenariat d’égal à égal avec les pays africains, a conclu Mr. Léglise-Costa.

Des chantiers politiques, des priorités législatives, voilà qui annonce un agenda ambitieux de la présidence française de l’UE , avec environ 2000 réunions.
Une priorité sera également réservée à la jeunesse, avec en janvier, la célébration du 35ème anniversaire d’Erasmus, l’occasion d’envisager de nouvelles avancées.

Cette présidence française de l’UE sera toutefois mouvementée, avec les élections législatives et présidentielles en France.